Un chiffre sec, sans fioritures : 365. C’est le nombre de jours que comptera 2025. Mais, derrière cette donnée brute, le vrai décompte commence. Pas celui du calendrier officiel, mais celui, bien plus subtil, du temps réellement passé au travail. Entre conventions collectives, accords de branche et statuts particuliers, le terrain se révèle bien plus accidenté qu’il n’y paraît.
Compter ses jours de travail en 2025 n’a rien d’une formalité. Dès qu’on aborde le sujet des cadres au forfait jours, la routine vole en éclats. Place à la flexibilité, à la souplesse des accords collectifs, à une mosaïque de situations où les journées de RTT brouillent les pistes. Le fossé se creuse alors entre ceux qui gardent un rythme dit classique et les salariés dont l’autonomie dessine un tout autre paysage professionnel.
En 2025, le plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) subit une mise à jour. Ce réajustement modifie la base de calcul de nombreuses cotisations et prestations. Selon les dernières analyses de la Banque de France et de l’INSEE, ce glissement influe concrètement sur la gestion quotidienne du travail et la capacité des entreprises à maintenir leur compétitivité.
Panorama 2025 : règles du temps de travail, forfait jours et RTT pour les cadres
La semaine de 35 heures? Réalité légale, mais la diversité des conventions collectives, surtout pour les salariés au forfait jours, rend le décor bien plus nuancé. Ici, la référence horaire s’estompe : ce qui compte, c’est le nombre de jours travaillés sur l’année, et non plus les heures précisées au contrat.
Pour un cadre au forfait annuel, la barre se fixe généralement à 218 jours, hors congés payés et jours RTT. Ce chiffre, hérité de la loi, s’ajuste régulièrement selon chaque convention collective. L’année 2025, côté jours travaillés, se transforme alors en un jeu de variables: jours ouvrés, jours fériés, congés, spécificités d’entreprise… tout compte.
Pour mieux comprendre les points de repère, on peut distinguer les éléments suivants :
- Durée annuelle légale : 1 607 heures pour un contrat à temps plein hors forfait jours
- Forfait annuel jours : jusqu’à 218 jours de travail, avec des adaptations possibles selon les accords
- Jours RTT : variable, selon la convention collective et la position des jours fériés dans l’année
Le forfait jours exige une attention constante au respect des limites maximales de temps de travail, mais aussi aux temps de repos quotidiens et hebdomadaires inscrits dans le code du travail. Les jours RTT, quant à eux, dépendent du nombre de jours de travail inscrit au contrat, mais aussi du calendrier : un jour férié qui tombe en semaine offre parfois une bouffée d’air inattendue.
Deux logiques s’affrontent : celle du forfait jours et celle du décompte horaire. En 2025, le nombre de jours travaillés ne sort pas d’un chapeau : il s’élabore, à la croisée de la loi, des règles collectives et du calendrier précis de l’année.
Comment établir le nombre de jours travaillés avec le PMSS et les spécificités légales ?
Pour un salarié au forfait jours, le calcul du nombre de jours travaillés en 2025 s’apparente à un exercice de précision. On part du total annuel, 365 jours, et on retire, étape par étape : repos hebdomadaires, congés payés, jours fériés non travaillés, puis les journées RTT prévues par l’accord collectif.
La base du forfait annuel jours reste de 218 jours pour un temps plein, mais les conventions collectives ou d’entreprise peuvent l’adapter. À chaque étape, c’est la situation individuelle qui l’emporte sur la règle abstraite.
Les étapes à suivre pour un calcul précis
Pour rendre la démarche plus concrète, voici comment procéder :
- Départ : 365 jours de l’année civile
- Retrait des samedis et dimanches (environ 104 jours)
- Déduction des 25 jours ouvrés de congés payés
- Soustraction des jours fériés coïncidant avec un jour ouvré
- Enlèvement du nombre de jours RTT, tel que prévu par l’accord collectif
Le plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) détermine les plafonds de cotisations et certaines exonérations sociales, mais il n’influe pas sur le nombre de jours travaillés. La subtilité réside dans l’articulation entre la base légale et les accords collectifs, tout dépendant du calendrier précis de l’année en question.
Pour les salariés concernés par le forfait jours, la vigilance s’impose : le contrat et la convention collective demeurent le socle de l’organisation. La variété des statuts et le renouvellement régulier des accords rendent chaque cas unique, et le temps de travail se redessine d’année en année.
Ce que disent les récentes analyses économiques sur l’évolution de l’organisation du travail en France
Le monde du travail en France poursuit sa mutation, sans bascule brutale. Les dernières tendances économiques l’attestent : l’emploi salarié évolue doucement. Au deuxième trimestre 2024, la progression des effectifs reste mesurée. Le taux de chômage, d’après l’Insee, se maintient. Cette stabilité contraste avec la volatilité observée dans certains pays voisins.
Les rythmes de travail évoluent : le forfait jours gagne du terrain chez les cadres, tandis que le décompte horaire strict recule. Les conventions collectives, plus souples, laissent davantage de marge de manœuvre. Les entreprises ajustent ainsi la charge de travail aux cycles d’activité, tandis que les salariés profitent d’une flexibilité accrue. Les jours RTT, de leur côté, servent de tampon lors des pics d’activité, exigeant des employeurs une planification fine et des salariés une adaptation constante.
La hausse continue des prix rogne le pouvoir d’achat des ménages. Les négociations de salaires, dans certains secteurs, atténuent partiellement la pression, mais l’incertitude économique pousse les entreprises à privilégier la souplesse. Ce mouvement s’ancre durablement, redéfinissant le temps de travail et les attentes de chacun.
Chaque année, tout repart à zéro : le calendrier change, les règles s’adaptent, et derrière les chiffres, c’est une organisation en permanente réinvention. Le travail, en France, ne se fige jamais : il s’invente au présent, au gré des accords et des mutations.


